FERMETURE DE CLASSES

Alors que le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) s’est réuni ce matin pour acter la carte scolaire de la rentrée de septembre 2019, j’ai pris la parole au sein de l’Assemblée Départementale pour dénoncer fermement la logique numérique qui dicte aujourd’hui la politique du Gouvernement et du Ministère de l’Éducation Nationale.

L’annonce de nombreuses fermetures de classes dans le département des Alpes-Maritimes est aujourd’hui la conséquence directe de l’application systématique par les services de l’Education Nationale d’un principe actant qu’en dessous de 25 enfants par classe et par école, des fermetures doivent être décidées.

Alors que les Français ont très clairement signifié à nos dirigeants leur attachement au service public au travers du mouvement des « gilets jaunes », le Gouvernement fait preuve une nouvelle fois d’aveuglement et nous démontre combien il est coupé de la réalité du terrain.

En effet, ces annonces de fermetures ne prennent pas en compte la spécificité de nos territoires et menacent directement le bon apprentissage de nos enfants comme les conditions de travail des enseignants et des personnels. J’ai défendu la situation des territoires ruraux pour lesquels la fermeture de classes entrainerait pour certaines écoles leur propre fermeture.

Pour Grasse, l’inspection académique a décidé unilatéralement la fermeture de classes élémentaires, dont une classe de l’école Pra d’Estang, située dans le quartier Saint Claude.

J’ai été très surpris de cette décision injuste et je me bats pour obtenir son réexamen avec Madame Dominique Bourret, Adjointe à la Vie Scolaire.

Il n’y a aucune raison factuelle de supprimer cette classe sur le quartier de Saint-Claude, le service de la Vie Scolaire ayant d’ores et déjà confirmé la prévision de 195 élèves dans cet établissement l’année prochaine. La situation particulière de cette école, située au sein d’un quartier dit «  en veille » dans le cadre du Contrat de Ville, doit donc être réétudiée.

J’assure de mon engagement et de ma détermination les enseignants, les équipes pédagogiques et les familles concernées.

Je suis l’évolution de cette situation avec la plus grande attention et la plus grande vigilance. Je reste en relation constante avec le Directeur Académique des services de l’Education Nationale afin de trouver une issue favorable qui soit propice à l’épanouissement et au bien-être des écoliers grassois.

J’invite le Gouvernement a abandonné sa politique de la calculette pour privilégier une politique publique basée sur l’humain.