Hommage à André Masson

Quand on souffre, les mots sont ainsi, ils déguisent beaucoup, ils s’additionnent les uns aux autres, on dirait qu’ils ne savent pas où ils vont.
Et soudain, à cause de deux ou trois ou quatre qui brusquement jaillissent, l’émotion monte irrésistiblement à la surface de la peau et des yeux, faisant craquer la digue des sentiments.
Les mots nous manquent, André, pour exprimer notre peine. De là où tu es, prends soin de toi et deviens notre bon ange. Nous ne t’oublierons pas.