CULTURE : INAUGURATION DE LA VILLA SAINT-HILAIRE

Celle que l’on nommait Bibliothèque Antoine Maure devient la Villa Saint-Hilaire, et je suis très heureux ce soir de vous dévoiler sa nouvelle identité.
Au-delà de son changement d’appellation, qui évoque à la fois Jean-Henri Jaume Saint-Hilaire, botaniste d’origine grassoise, et le quartier dans lequel elle est implantée, la Villa Saint-Hilaire bouleverse les codes traditionnels des espaces dédiés à la lecture publique.
Placé sous la thématique « Maison, Jardin et Paysages », ce centre de ressources est avant tout un lieu de partages et de connaissance, ouvert sur notre cité – une cité entre mer et montagne, entre ville et campagne où le rapport à la terre est aussi évident que nécessaire.

C’est précisément ce rapport individuel à la nature que l’exposition inaugurale «  Entre ville et jardin, une image du monde » propose de questionner. Une nature que l’homme habite, qu’il transforme et qu’il façonne aussi. Cette exposition nous invite à un voyage vers l’origine et vers l’essentiel, cet essentiel qui caractérise si bien notre cité.

Située sur les hauteurs de la ville, cette bibliothèque appelle le visiteur à se retirer du monde et l’invite à la méditation.
J’appelle de mes vœux que ce lieu, ce haut lieu de culture soit un lieu de vie, un lieu d’étude, un lieu de recherche ouvert à tous. Déjà attirés par les trésors liés à la parfumerie dont la Villa Saint-Hilaire vient d’hériter suite à une merveilleuse donation, les étudiants du master Foqual de l’Université de Nice envisagent de faire de cet endroit un rendez-vous incontournable : je m’en réjouis.

De la vie, de la vie avant toute chose et de la curiosité, du foisonnement et de l’échange : Voilà ce que nous souhaitons aux amateurs, aux passionnés et aux curieux qui pousseront les portes de cette structure pour y découvrir les collections variées et les ouvrages inédits.

Je suis heureux qu’avec nos partenaires institutionnels, nous ayons accompagné la Villa Saint-Hilaire pour qu’elle devienne le lieu d’expérimentation  de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. A l’heure du numérique, la lecture publique évolue. Des écrans, bornes, ordinateurs et tablettes offrent désormais aux visiteurs un accès ludique et original à la connaissance.
Ce soir, j’invite les Grassois à investir ce nouvel équipement, et à venir découvrir les trésors qu’il recèle. Des trésors culturels qui nous lient et qui témoignent d’une histoire et d’un passé communs que nous partageons.

Il aura fallu plusieurs années pour réhabiliter entièrement l’ancien bâtiment, que le temps avait abimé. Deux années à travailler également sur le contenu des collections qui s’est fortement enrichi grâce à la générosité de nombreux donateurs, à qui je souhaite dire toute ma reconnaissance et ma gratitude ce soir. Un espace entièrement repensé autour d’une thématique nouvelle, et qui propose désormais aux usagers un lieu dédié aux expositions, des salles de lecture, une salle de recherche consacrée à Georges BART, un peintre cher à notre cœur, et un auditorium baptisé « Marguerite Burnat Provins », poète et peintre qui marqua de son empreinte notre cité et à laquelle Grasse rend dignement hommage.
Qu’il me soit permis de saluer la présence de Monsieur Jean-Pierre Rozelot, Président de l’association des Amis de Marguerite Burnat Provins que je remercie vivement de sa contribution.  Vous aviez appelé cette dénomination de vos vœux. Vous me l’avez confié, aujourd’hui est un moment très important pour vous…
Ce soir, je veux également remercier Monsieur Louis Burle, et à travers lui la Direction Régionale des Affaires Culturelles, sans laquelle ce projet n’aurait pu se faire.  Sans son soutien, notre cité n’aurait pu avoir la prétention de compter sur son territoire un équipement culturel de cette envergure et de cette qualité.
Cette rénovation s’inscrit dans une volonté affirmée de la municipalité d’élargir l’offre culturelle sur le territoire grassois et d’en garantir l’accès au plus grand nombre.
Premier volet d’un projet d’envergure, la villa Saint-Hilaire s’ouvre fièrement ce soir.
La future médiathèque Charles Nègre suivra le pas d’ici quelque temps, venant compléter un dispositif culturel ambitieux pour les générations à venir.
C’est à elles que je pense, de l’école jusqu’après le baccalauréat quand je rêve de faire de Grasse une ville universitaire digne de ce nom. Avec Dominique BOURRET, en charge de la jeunesse et Jonathan TURILLO, en charge de la culture, nous nous réjouissons de compter aujourd’hui la villa Saint-Hilaire comme un atout fondamental dans la construction d’un projet étudiant d’envergure.

Parce que nous entendons rendre encore plus attractifs notre cité et son cœur, nous sommes heureux d’offrir à la jeunesse grassoise et à ses ainés la mise à disposition de lieux propices à la création, à la réflexion et aussi – l’époque n’y est pas propice mais le lieu nous y invite – à la méditation.
Aussi, je forme le vœu que la jeunesse étudiante s’approprie ces espaces de vie.
Qu’elle vienne à Grasse s’enrichir,
Qu’elle vienne à Grasse parfaire sa formation,
Qu’elle vienne à Grasse trouver de quoi combler sa soif d’apprendre, sa soif d’entreprendre, sa soif de créer.

C’est à présent le moment de conclure.
Je veux remercier les talents conjugués des services de la Ville de Grasse fortement mobilisés depuis des années pour accompagner ce projet jusqu’à son aboutissement.

Pardonnez-moi par avance, mais je vais prendre le temps ce soir de nommer un par un l’ensemble des agents du service des bibliothèques, qui, sous l’impulsion de Jonathan TURILLO, sous la direction de Dorothée POPHILLAT et sous la responsabilité de Yves CRUCHET, ont porté ce projet avec passion et envie :
Annie GARRA, Bénédicte PLAGNIEUX, Brigitte LAUGENIE, Hervé FAURE, Dominique GIUDICELLI, Laurence PEYRON, Florence MIALHE, Magali MICHAUDET, Marine BUSNEL, Jonathan GAY, Martine FERRAIRONI, Catherine BERNEY, Valérie PESCHARD, Chantal HURAND, Nathalie SPIONE, Valérie MOLINS, Laurence PEYRON, Monique NABETH, Françoise HUAULT, Annick MILON, Gracieuse RAPPA, Géraldine MARTIN, Jean-Noël AGNELLI, Aurore ERETEO, Corinne GARCIA, Christophe CANGELOSI, Emmanuelle DERANTY….
Merci à chacun de vous.

Je veux également dire mon amitié au Sénateur Jean-Pierre LELEUX qui est à mes côtés ce soir, et qui a initié ce projet avec son adjointe Madame Dominique BOURRET.
Je veux souligner la qualité du travail effectué par Monsieur AUBRY. Vous êtes le penseur et l’architecte de ce bel écrin, qui dévoile aujourd’hui ses richesses.

Enfin, je remercie l’Etat, la Région, et la DRAC pour leurs soutiens financiers et leurs investissements dans ce beau projet culturel.

Grâce à chacun de vous, notre cité poursuit son développement,
un développement au service des Grassoises et des Grassois,
un développement qui respecte le passé en le dévoilant, et qui préfigure les lignes d’un avenir prometteur.

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