Réponse à Bernard TOURRE concernant l’arrêt du Festival des toutes premières fois

Je vous propose de retrouver ma réponse faite à Monsieur Bernard TOURRE via Nice-Matin Grasse concernant l’arrêt du Festival des toutes premières fois.

“Nous regrettons la disparition du festival des toutes premières fois qui, pendant 20 ans, a permis aux jeunes grassois de se sensibiliser au 7e art mais nous déplorons les propos tenus par son Président Bernard Tourre dans la large tribune qui lui est faite dans le Nice Matin du 2 mars 2019.

Il attribue la mort du festival à une baisse des soutiens financiers en oubliant de dire que des raisons personnelles peuvent être également à l’origine de sa décision de dissoudre l’association. Il vient en effet de vendre sa maison et de quitter la région pour s’installer avec sa famille à Montpellier. Ceci explique peut-être cela.

Pour revenir sur les chiffres, s’il est vrai que la subvention de l’association a été revue à la baisse dans le cadre des efforts collectifs demandés à toutes les associations en début de mandat, il est impossible de passer sous silence le soutien parallèle apporté par la ville et le conseil départemental pour accompagner le festival.

Faut-il rappeler à Monsieur Tourre que les factures (achat films, distributeurs, affiches, SACEM, taxes CNC, etc…) ont toujours été payées sur le budget du cinéma ? Faut-il rappeler également que le service communication a toujours accordé une page très élogieuse au Festival dans le journal municipal ? Faut-il enfin rappeler les tarifs spécifiques votés pour le festival à savoir 5.20 € la place au lieu de 7 € pour les membres de l’association (mais aussi des gratuités pour les membres organisateurs et les intervenants).

Au cours des trois derniers festivals, en plus des projections du matin et du début d’après-midi réservées aux scolaires, 6 séances quotidiennes ont été programmées à la charge du cinéma le studio. Si on analyse la simple année 2018, on a pu enregistrer 1176 entrées payantes – 1044 scolaires, soit 132 spectateurs pour toute la durée du festival, à raison de 6 projections par jour/5 jours, cela représente en moyenne 5 spectateurs/séance…

L’arrêt du festival des toutes premières fois est regrettable. On peut espérer que l’idée sera reprise sous une autre forme par d’autres amoureux du 7e art. Ils auront à cœur de retravailler le concept pour attirer plus de public. La ville sera là pour les accompagner du mieux possible.
Nous souhaitons à Monsieur Tourre de s’épanouir dans la région de Montpellier et ne le remercions pas du peu de considération qu’il garde pour l’aide reçue pendant 20 ans”.